La première nuit où je suis rentré à pied depuis la station de métro avec ce sac, un homme en trottinette électrique a ralenti, m’a fixé et m’a demandé si le sac était un écran. C’est bien le cas. Pendant les deux dernières semaines, j’ai emporté le Divoom Pixoo Backpack-M lors de trajets quotidiens, d’une journée sur le campus, d’une longue balade à vélo et d’une sortie très bruyante façon convention — et le constat n’a jamais changé : personne ne regarde votre sac à dos, jusqu’à ce qu’il commence à les regarder.
Vous avez probablement remarqué le même mouvement. Pendant des années, les écrans pixelisés sont restés sur les bureaux, puis soudain leur lumière s’est déplacée sur les épaules. Les sacs à dos avec façade LED apparaissent dans les trains, les amphithéâtres et les photos de foule des conventions, et la curiosité à leur égard augmente rapidement. Alors, plutôt que de réciter une fiche technique, j’ai passé deux semaines à vivre avec l’un d’eux — voici ce que cette tendance des écrans pixelisés portables donne réellement de l’intérieur, et les points où elle montre encore ses limites.
Avant d’aller plus loin, regardez comment le sac se comporte lors d’une véritable sortie nocturne à vélo — la visibilité représente la moitié de l’intérêt de ce produit, et la vidéo montre ce que le texte ne peut pas transmettre. Le reste de cet article est le journal de mes deux semaines d’utilisation : ce qu’il fait, à qui il s’adresse et les aspects honnêtes que personne ne mentionne dans une publication de lancement.
Ce qu’est réellement le sac à dos pixelisé
Si l’on écarte l’effet de nouveauté, le Backpack-M est constitué de deux objets réunis en un seul. Le premier est un sac à dos classique : tissu résistant à l’eau, poches bien organisées et compartiment rembourré pouvant accueillir un ordinateur portable jusqu’à 15 pouces — chaque matin, j’y rangeais mon ordinateur professionnel, un chargeur, un carnet et mon déjeuner sans avoir à négocier. Le second est un panneau d’affichage pixelisé sur la face avant, contrôlé en Bluetooth par l’application gratuite Divoom, le même écosystème que celui des écrans de bureau Divoom.
Tout ce que le panneau affiche vient de votre téléphone : animations pixelisées, texte défilant, cadrans d’horloge ou créations issues d’une bibliothèque communautaire constamment alimentée par les autres utilisateurs. Créer sa propre image, frame par frame, ne prend que quelques minutes, et voir son petit personnage se déplacer sur son dos ne lasse jamais vraiment. Imaginez un écran pixelisé de bureau qui aurait décidé de sortir — même logique d’application, même culture artistique ludique, mais une scène complètement différente.
La vidéo officielle ci-dessus vous en donne un aperçu en trente secondes. Ce qu’elle ne peut pas montrer, c’est l’expérience de transport : le panneau ajoute un poids réel, et le sac pèse environ 1,5 kilogramme avant même d’y mettre quoi que ce soit, ce qui se remarque lors des longues journées. J’y reviendrai dans la section honnête — mais commençons par les quatre façons dont les gens portent réellement cet objet, car les usages sont plus variés qu’on ne pourrait le penser.
Les quatre façons dont les gens le portent réellement
Deux semaines ont suffi pour voir le sac à dos s’installer dans quatre rôles distincts. Selon l’endroit où vous passez vos journées, l’un d’eux vous correspondra probablement :
- Le navetteur : mon mode par défaut. Le jour, le panneau est une discrète touche d’identité — un visage en forme de tasse de café le lundi, une animation pixelisée lorsque j’avais envie d’être sociable. La nuit, il devient un outil de visibilité : les conducteurs vous repèrent réellement mieux lorsqu’un rectangle lumineux se déplace dans leurs rétroviseurs. Le sac est devenu mon élément préféré de la promenade du soir pour rentrer chez moi.
- Le cycliste : le cas d’usage pratique le plus convaincant. Les cyclistes utilisent des motifs visibles — flèches, couleurs d’avertissement — comme une couche de signalisation active, bien plus efficace que de simples bandes réfléchissantes passives. Lorsque vous roulez après la tombée de la nuit, être vu est essentiel, et c’est le seul scénario où le sac justifie son prix uniquement par la sécurité.
- Le visiteur de convention : lors des événements bondés, le panneau devient un second costume. Personnages animés, fan art, votre pseudonyme en texte défilant — c’est un moyen instantané d’engager la conversation et de se faire repérer dans la foule. Les cosplayers comprennent immédiatement : il s’agit d’un décor portable qui se met à jour tout seul.
- L’étudiant de la rentrée : sur le campus, le sac se lit comme un signe distinctif personnel. Les casiers, les amphithéâtres et les couloirs des résidences sont remplis de sacs à dos noirs identiques, et un visage pixelisé — même une simple horloge ou une tuile météo — rend le vôtre impossible à confondre. C’est aussi, sans surprise, le cadeau que les étudiants ne cessent de suggérer.
Remarquez ce qu’aucun de ces rôles n’exige : des compétences techniques, un abonnement ou un bureau. C’est pourquoi la vague de curiosité semble réelle plutôt que mise en scène — chaque public a trouvé sa propre raison, de la sécurité à l’expression personnelle, sans que personne ait besoin de réinventer le produit pour lui.
Mon moment préféré de ces deux semaines était banal sur le papier : attendre à un passage piéton un mardi pluvieux, le sac affichant un nuage de pluie pixelisé que j’avais dessiné le matin même, tandis que la femme à côté de moi lui souriait sans dire un mot. Voilà le rôle du navetteur dans sa forme la plus pure — l’écran n’a pas besoin d’une foule pour en valoir la peine. Pour les cyclistes, le bénéfice est la sécurité ; pour les foules de conventions, c’est le spectacle ; pour les étudiants, c’est l’identité. Mais pour un usage quotidien, c’est simplement le petit plaisir de posséder quelque chose qui réagit à votre journée.
La partie honnête : ce que deux semaines ont révélé
Voici maintenant la partie qui compte davantage que les lumières. Les appareils électroniques portables connaissent une vie plus difficile que les appareils de bureau : pluie, chocs, compartiments remplis à craquer, fermetures éclair très sollicitées. Les témoignages de propriétaires en ligne reflètent exactement cette réalité. Sur r/Divoom, un cycliste utilisant le pseudonyme RealMrDuckHunt a partagé son sujet consacré au Backpack-M après qu’un problème a touché son sac — le service client a reconnu le problème, mais la compensation proposée l’a laissé frustré. Il s’agit de l’expérience d’un seul propriétaire, pas d’un taux de panne, mais c’est le genre de témoignage qu’il vaut mieux lire avant l’achat, et non après.
D’autres discussions de la communauté font écho aux mêmes points de tension, à plus petite échelle : usure de la fermeture éclair sur les sacs très utilisés, problème occasionnel du panneau après plusieurs mois d’utilisation quotidienne et questions concernant le maintien d’une connexion Bluetooth ouverte dans les lieux bondés. La leçon n’est pas d’éviter le produit — la note des propriétaires reste confortablement positive — mais de le considérer comme un appareil électronique, et non comme un simple bagage : maintenez le firmware et l’application à jour, rechargez-le régulièrement et gérez soigneusement votre connexion dans les lieux publics.
Voici trois autres compromis à connaître avant de vous lancer. La batterie : le panneau est rechargeable et fonctionne pendant plusieurs heures par charge, mais c’est un appareil supplémentaire à intégrer à votre routine de recharge — je le rechargeais tous les deux jours environ. Le poids : environ 1,5 kilogramme avant d’y glisser votre ordinateur, ce qui compte si vous transportez déjà une charge importante. Le prix : à 139,99 $, il coûte plus cher qu’un sac à dos classique solide, et l’écran doit donc justifier la différence à vos yeux. Notre équipe évalue tous les produits que nous couvrons de la même manière ; la méthode complète est décrite sur la page Comment nous testons.
Checklist avant l’achat
Posez-vous trois questions : Vais-je réellement recharger un appareil supplémentaire deux fois par semaine ? Est-ce que je marche, roule ou me déplace suffisamment dans l’obscurité pour profiter de l’avantage en matière de visibilité ? Et est-ce que j’achète un sac qui se trouve être lumineux, ou une lumière qui se trouve être intégrée à un sac ? Si votre réponse à la dernière question est la deuxième option, prenez le temps de lire les témoignages de propriétaires avant de vous décider.
Qui devrait le porter — et qui ferait mieux de s’en passer
Si vous vous déplacez après la tombée de la nuit, faites du vélo dans la circulation ou vivez dans un endroit où votre sac vous accompagne partout au quotidien, le Backpack-M est facile à recommander — la couche de visibilité justifie à elle seule son prix, et la touche de personnalité vient en prime. Il convient également naturellement aux personnes qui apprécient déjà l’écosystème pixelisé de Divoom et souhaitent emporter cette culture artistique avec elles plutôt que de la laisser sur une étagère.
Passez votre chemin si vous avez besoin du sac le plus léger possible, si recharger un appareil supplémentaire deux fois par semaine vous semble pénible ou si votre quotidien se déroule exclusivement dans des espaces intérieurs bien éclairés — dans ce cas, un excellent sac à dos classique sera plus adapté et moins cher. Et si vous voulez l’esprit d’un écran pixelisé sans le porter, un écran de bureau reste le point de départ le plus simple et le plus économique ; la version portable s’adresse aux personnes qui veulent que la lumière les accompagne.
La tendance des écrans pixelisés portables dépasse largement un seul sac
En prenant du recul, le Backpack-M apparaît comme l’un des premiers exemples d’une évolution plus vaste. Les chercheurs qui suivent les technologies vestimentaires décrivent les écrans portables comme l’une des trois branches fonctionnelles des technologies portables, aux côtés des capteurs et de l’éclairage. Les analyses du secteur — cet aperçu des technologies vestimentaires en est un bon exemple — intègrent de plus en plus les écrans aux vêtements et accessoires du quotidien. L’histoire générale mérite également un coup d’œil, à commencer par l’article Wikipédia consacré aux technologies portables.
Le phénomène rappelle ce qui s’est déjà produit sur les bureaux. Les écrans pixelisés ont commencé comme des curiosités avant de devenir une véritable catégorie — horloges, tableaux de bord, toiles artistiques — parce que les utilisateurs voulaient des écrans avec une personnalité, plutôt qu’une nouvelle surface de notifications. Les épaules sont la prochaine surface. Si la catégorie des écrans pixelisés continue de s’étendre comme le laissent penser les deux dernières années, le sac à dos semblera moins être un gadget que le premier chapitre de quelque chose de plus vaste.
Divoom Pixoo Backpack-M
Un sac à dos résistant à l’eau pour ordinateur portable de 15 pouces, doté d’un écran pixelisé contrôlé par application — pour 139,99 $, vos trajets prennent un visage.
Voir le Backpack-MFoire aux questions
Quelle est l’autonomie de la batterie du sac à dos ?
Le panneau rechargeable fonctionne pendant plusieurs heures sur une seule charge. Au cours de mes deux semaines d’utilisation, cela signifiait le recharger environ tous les deux jours, avec l’écran allumé pendant mes trajets. Considérez-le comme un appareil de la taille d’un téléphone à intégrer à votre routine de recharge, et non comme un sac que l’on peut oublier.
L’écran est-il visible en plein jour ?
Oui — il est conçu pour être visible de jour comme de nuit, et c’est en journée que la couche d’identité — illustrations, texte, cadrans d’horloge — prend tout son sens. La nuit, le même panneau devient nettement plus visible, ce qui explique pourquoi les cyclistes et les navetteurs du soir en profitent le plus.
Puis-je le porter sous la pluie ?
Le sac utilise des matériaux résistants à l’eau, de sorte qu’une pluie ordinaire pendant un trajet ne pose pas de problème particulier. Il n’est pas conçu pour être immergé, et j’éviterais tout de même de mouiller volontairement un appareil électronique portable — séchez-le en arrivant.
Un inconnu peut-il se connecter à mon sac à dos via Bluetooth ?
La connexion s’effectue par l’intermédiaire de l’application Divoom sur votre téléphone, et il est judicieux de bien gérer cette connexion — en particulier dans les lieux bondés comme les conventions ou les transports en commun. C’est la même précaution élémentaire que pour tout appareil Bluetooth que vous transportez au quotidien.
L’écran qui vous accompagne partout
Il y a deux semaines, je pensais qu’un sac à dos lumineux était un objet amusant dont l’intérêt finirait par s’estomper. Ce qui m’a surpris, c’est la rapidité avec laquelle il a cessé d’être une nouveauté pour devenir une véritable infrastructure : le visage que je choisis le matin, la paire d’yeux supplémentaire qui veille sur moi la nuit, le seul sac que personne n’a jamais confondu avec le sien. C’est le véritable signal derrière toute cette curiosité — les gens ne recherchent pas un simple gadget, ils veulent un écran doté d’une personnalité qui mérite enfin d’être portée.
Les écrans pixelisés de bureau ont répondu à la question de savoir ce que pouvait ressentir un écran posé à côté de soi. La vague des écrans portables demande ce qui se passe lorsqu’il vous accompagne — sous la pluie, dans les foules, au milieu de la circulation et dans les amphithéâtres. Que cela devienne le prochain grand chapitre ou reste un produit culte, la direction est claire : les pixels quittent les bureaux. Si vous avez déjà souhaité que votre équipement dise quelque chose avant vous, c’est le moment de décider si votre sac à dos devrait lui aussi prendre la parole.